jeudi 19 août 2010

Tapha, toujours bien encadré

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Durant toute sa carrière, Moustapha Guèye a toujours été très bien encadré au sein de l’écurie Fass, ce qui a sans doute favorisé sa belle réussite dans l’arène. Dans con encadrement se trouvaient deux hommes qui ont largement aidé le « tigre » à se hisser au sommet de la lutte. Il s’agit de Mbaye Guèye et d’Amadou Katy Diop.
Mbaye Guèye et Amadou Katy Diop ont joué un rôle fondamental dans la longue et riche carrière de Moustapha Guèye. Sans l’apport considérable de ces deux grands messieurs de la lutte qui l’ont toujours fasciné, Tapha n’aurait pas sans doute eu un parcours aussi exceptionnel dans l’arène.
Mbaye Guèye, premier « tigre » de Fass et non moins frère de Tapha, a été aux côtés de ce dernier tout au long de ses vingt trois années de présence dans l’arène. Il retient de lui : « un technicien hors-pair, l’un des meilleurs sinon le meilleur de sa génération ». Il ajoute : « Tapha a toujours été un lutteur difficile à manœuvrer ; percer sa garde pour lui donner un coup ou saisir sa jambe est quasi-impossible ». Aujourd’hui, Tapha tire sa révérence dans la lutte et beaucoup s’interrogent à propos de sa succession à la tête de l’écurie Fass mais Mbaye Guèye rassure : « Il est toujours difficile de remplacer un si grand lutteur mais Fass regorge de jeunes lutteurs très talentueux qui peuvent prendre sa place. Je pense notamment à Gris Bordeaux et à Forza qui ont des qualités physiques et techniques qui plaident en leur faveur ».
Amadou Katy Diop a été quant à lui l’entraineur de Tapha depuis le début de sa carrière jusqu’en 1996, date à laquelle il quitte l’écurie Fass pour celle de Ndakarou. Selon lui, si son ancien protégé a pu s’imposer dans l’arène, c’est qu’il a allié « qualités techniques, tactiques et athlétiques, ce qui a fait de lui un lutteur complet ». Katy pense que le « tigre » a été « un lutteur qui maîtrise pratiquement tous les aspects de la lutte et ce n’est pas une surprise de le voir se forger un si beau palmarès, un palmarès digne d’un grand champion ». Mais, « Tapha aurait pu avoir une carrière meilleure que celle qu’il a connue s’il n’avait pas en tête l’idée d’arrêter la lutte au milieu des années 1990 » regrette l’actuel coach du « Roi » des arènes, Yékini. « Il ne s’entrainait plus comme il le fallait, poursuit-il, et cela a eu des incidences sur sa carrière ».

mercredi 5 mai 2010

Marseille sacré 18 ans après!

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Marseille a décroché son 9ème titre de champion ce mercredi en battant Rennes 3-1 grâce Gabriel Heinze, Mamadou Niang et Lucho Gonzales. Le club phocéen remporte ainsi un titre qui les fuit depuis 18 ans puisque leur dernier sacre remonte 1992. Après avoir réussi à amener un trophée sur la cane bière après 17 ans de disette, Didier Deschamp réussit ainsi un doublé Championnat-Coupe de la ligue après seulement une saison passée à la tête de l'équipe olympienne.
En inscrivant son 16ème but de la saison, le capitaine olympien Mamadou Niang est plus que jamais en tête du classement des meilleurs buteurs de la ligue 1.

Carton jaune à Rfi

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Pour leur émission "Médias d'Afrique" enregistrée ce lundi à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar, Alain Foka et Rfi avaient invité Abdou Salam Sall, recteur de cette université, le ministre de l'éducation nationale chargé de l'enseignement élémentaire Kalidou Diallo et le syndicaliste Youssou Touré de l'OIS (organisation des instituteurs du Sénégal). Si la présence du premier est tout à fait normale puisque responsable de l'université, celle des deux autres pose véritablement problème. Pour débattre des questions liées à l'université,c'est le ministre chargé de l'enseignement supérieur qui devait logiquement être invité et non le ministre Kalidou Diallo. De même c'est un syndicaliste du supérieur qui connaît bien ce temple du savoir qui devait venir et non M. Touré qui est enseignant de l'élémentaire et qui ne connaît rien de l'université.

L'évolution de la technologie a entrainé de progrès faramineux dans à peu prés tous les domaines mais particulièrement dans celui des médias. C'est ainsi qu'on a constaté pour ces dernières années la naissance d'une nouvelle sorte de presse utilisant comme support l'internet.
En Afrique et partout dans le monde, la fonction de journaliste en ligne est en train de devenir un métier à part entière. Mais beaucoup de pays africains n'ont pas encore formalisé cette nouvelle pratique comme c'est le cas avec les médias traditionnels que sont la télé, la radio et la presse écrite. De surcroit,l'internet est devenu un espace d'expression ou la liberté est incontrôlable. Donc l'avenir du journalisme en ligne parait pessimiste si on voit qu'il est très difficile de contrôler l'internet.

mardi 4 mai 2010


Le football est le sport favori des étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. C’est sans doute la raison pour laquelle la salle de télévision, située au cœur du campus universitaire, a refusé du monde ce mercredi lors de la rencontre entre le FC Barcelone et l’Inter de Milan, demi-finale retour de la ligue européenne des champions. Vers 18 heures déjà, les étudiants qui ont quitté les amphithéâtres et autres salles de classes commencent à arriver dans cette pièce très mal équipée pour suivre ce choc entre deux des meilleurs clubs de football au monde. A l’heure du coup d’envoi du match, la salle fait le plein et les retardataires sont obligés de suivre la rencontre à partir des fenêtres ou de se mettre debout sur des chaises bref tous les moyens sont bons pour suivre ce choc.

Parmi les 22 joueurs sur le terrain, un retient particulièrement l’attention de l’assistance : Samuel Eto’o. L’attaquant interiste est très apprécié par les étudiants. « Il est africain » lance Cheikh Ndiaye, étudiant en licence à la faculté des sciences politiques et juridiques, pour expliquer cette sympathie pour le « Lion indomptable ». « Ce match est l’occasion rêvée pour Samuel de prendre sa revanche sur Josep Guardiola qui l’avait injustement chassé de Barcelone l’année dernière » ajoute-il, chapelet à la main. La quasi-totalité des étudiants est donc derrière le Camerounais et son équipe. Il est même applaudi à chaque touchée de balle.

Le match se poursuit avec une domination sans partage du club blaugrana mais l’équipe de José Mourinho, bien regroupée en défense, tient bien le choc. A la 28ème minute du match, l’arbitre exclut Thiago Motta pour avoir donné un coup à Sergio Busquets. Cette expulsion provoque l’ire des étudiants qui sont plus que jamais inquiets quant à la capacité de leur équipe à faire un bon résultat à dix contre onze. A la mi-temps, le score est toujours nul et vierge et pour l’instant Eto’o et ses coéquipiers qui avaient gagné à l’aller 3 à 1 restent qualifiés pour la finale. Mais pour Sidy Mbaye, étudiant en première année au département d’histoire, il faut rester « prudent car le Barça avec des joueurs tels que Messi et Xavi peut renverser la situation à tout moment ». Et « il faut tenir pour pouvoir jouer la finale mais il faut reconnaître que ce ne sera pas facile » poursuit-il, le visage inquiet.

En deuxième période, les Catalans décident alors d’appuyer sur l’accélérateur pour déverrouiller le bloc italien. Les occasions se multiplient et le match devient même interminable pour les étudiants supporters de l’Inter qui souffrent au même titre que les joueurs sur le terrain. Gerrard Piqué ouvre le score pour le FC Barcelone à la 83ème minute mais les étudiants contestent et crient au vol car le joueur catalan est légèrement en position hors-jeu au moment où il reçoit la balle des pieds de Xavi. Un deuxième but éliminerait l’Inter et les quelques minutes restantes s’annoncent donc chaudes pour Eto’o et compagnie. Heureusement pour les interistes le score n’évolue pas jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre. Les étudiants peuvent alors exulter et laisser exploser leur joie. L’ambiance dans la salle est tout simplement indescriptible.

« Eto’o est incontestablement le meilleur joueur africain » dit Cheikh Ndiaye, qui ne cache pas sa satisfaction de voir le Camerounais disputer une troisième finale de champion’s league. M. Ndiaye souhaite qu’ « il remporte la finale pour montrer à Guardiola qu’il avait tort de l’échanger contre Ibrahimovic qui a montré aujourd’hui qu’il ne peut pas rivaliser avec le Camerounais ».

Pour sa part, Sidy Mbaye espère voir le « Lion indomptable » réaliser le triplé (ligue des champions, championnat et coupe d’Italie) mais l’exhorte à « rééditer ses performances actuelles en club pour sa sélection nationale et permettre à celle-ci de faire une bonne coupe du monde ».

Ce genre d’événement est un moyen parmi tant d’autres d’oublier pour un moment les dures conditions de vie des étudiants dans cette université.



dimanche 11 avril 2010

Les étudiants et l'art

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C'est une évidence de dire qu'un journaliste doit être cultivé. C'est pourquoi, la direction des études du CESTI a introduit dans l'emploi du temps des étudiants de la première année une nouvelle matière: Culture Générale avec comme professeur M. Saïdou Dia. Après des cours sur la coupe du monde, la coupe d'Afrique des nations, l'union africaine et la femme, M. Dia décida de nous plonger dans le milieu de l'art et pour celà il fait appel à un journaliste belge "expert en critique d'art". Ce dernier est ainsi chargé de nous dispenser ce cours mais il est clair que nous ( les étudiants) ne sommes pas trop emballés par l'art. Et contrairement aux précédentes séances, beaucoup d'entre nous dormaient en classe lors du cours.
Une chose est sûre: on a choisi d'être journalistes alors on est obligé de s'interesser à tout. Alors camarades, faisons un effort.

vendredi 2 avril 2010

La coupe du monde est sans conteste un facteur de développement aussi bien pour le pays organisateur que pour les pays qualifiés pour disputer cette compétition.
Pour le pays hôte, l'organisation de la coupe du monde de football n'est pas sans conséquence économique notable. Les sommes investies pour rénover ou construire stades et infrastructures sont considérables. Ces investissements concernent tout un pays.
Pour la coupe du monde de cette année, organisée pour la première fois sur le sol africain, le gouvernement sud-africain a déjà dépensé près de 400 millions de dollars dans les stades, et 1,2 milliards de dollars dans un système de transport ferroviaire, reliant les principales villes du pays. La réalisation de ces infrastructures va occasionner la création de milliers d’emplois. Aussi, l'organisation d'une coupe du monde encourage le secteur touristique et ces visiteurs qui viennent de partout vont nécessairement se loger, se nourrir, se distraire et donc dépenser de l’argent. Il faut aussi noter l’importance du sponsoring et des droits télévisés qui génèrent énormément d’argent pour cet événement sportif le plus médiatisé au monde après les jeux olympiques.
Les 31 autres participants de la coupe du monde peuvent aussi tirer profit de cet événement. Ils reçoivent chacun des primes de participation dès leur qualification et d’autres primes au vu de leur performance dans la compétition. Ainsi le vainqueur va percevoir une grosse somme d’argent.
Cette prestigieuse compétition peut aussi unir un peuple. Personne ne va nier l'apport de la participation des éléphants de la Côte d'ivoire au mondial allemand pour la paix dans ce pays.
En définitive, la coupe du monde peut contribuer très largement au développement d’un pays c’est pour cela d’ailleurs qu’elle est aussi convoitée.